Une journaliste de La Montagne agressée hier soir à Clermont-Ferrand

Les syndicats de journalistes SNJ (Syndicat National des Journalistes) et SNJ-CGT de La Montagne, condamnent fermement la violente agression dont une de leur jeunes consœurs a été victime le jeudi 5 février, en soirée, à Clermont-Ferrand, dans l’exercice de ses fonctions.

Ils tiennent à l’assurer de leur total soutien dans cette épreuve difficile. En même temps, les syndicats SNJ et SNJ-CGT affirment qu’ils restent particulièrement vigilants quant aux conditions de sécurité indispensables à l’exercice de la profession de journaliste, conditions qu’il importe de préserver en toute circonstance.

Les syndicats de journalistes s’associeront aux suites judiciaires qui pourraient être données à cette affaire.

Clermont-Ferrand, le 6 février 2015

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Les syndicats de journalistes professionnels d’Auvergne appellent à participer à la MARCHE DE LA TOLERANCE

 

En hommage à leurs confrères de Charlie Hebdo, assassinés mercredi matin sur leur lieu de travail, et pour affirmer et défendre la liberté de penser, la liberté  de s’exprimer, la liberté d’informer, valeurs fondatrices de la République, les syndicats de journalistes professionnels d’Auvergne appellent à participer à une marche silencieuse, dimanche 11 janvier après-midi à Clermont-Ferrand, en même temps que le rassemblement national qui se tiendra à Paris.

Cette marche partira de la place de Jaude à 15 heures. Le cortège se rendra au bureau de police municipal (à côté de la mairie), puis au commissariat central (avenue de la République) et au journal La Montagne (rue du Clos Four), où des gerbes de fleurs seront déposées en mémoire des journalistes et des policiers qui ont perdu la vie dans cet attentat.

Une gerbe sera ensuite déposée sur la place du 1er-Mai, en hommage au Clermontois Michel Renaud, président-fondateur du Rendez-vous du carnet de voyage, lui aussi victime du scénario de l’horreur du 6 janvier 2015.

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Attentat à Charlie-Hebdo : rassemblement silencieux ce soir à 18 heures place de Jaude à Clermont-Ferrand

LES SYNDICATS DE JOURNALISTES

APPELLENT A

UN RASSEMBLEMENT SILENCIEUX

 Le massacre perpétré contre la rédaction de « Charlie-Hebdo » ce mercredi en fin de matinée est une horreur qui nous frappe toutes et tous. Quand on tue des journalistes, c’est pour faire peur à toute une profession, c’est pour faire taire. Attaquer un journal, c’est vouloir museler la liberté d’expression dans une démocratie.

La tragédie qui vient de se nouer commande une réaction tout autant en tant que journalistes que syndicalistes… et que simples citoyens attachés à la liberté d’opinion, à la liberté d’informer et à participer au débat démocratique sans menace ni contrainte.

Les syndicats de journalistes tiennent à assurer Charlie-Hebdo de tout leur soutien en ce moment particulièrement cruel. Ils tiennent à assurer les familles de toutes les victimes de cette attaque de toute leur solidarité.

Ils rappellent que, depuis l’été 2014, pas moins de 5 journalistes ont été directement menacés de mort pour des articles publiés sur des sujets divers. Hier encore, mardi 6 janvier 2015, un de nos confrères du Monde a reçu une quatrième menace de mort.

Marquons par un moment de recueillement public notre solidarité avec nos collègues abattus et marquons notre attachement aux valeurs démocratiques et républicaines.

Le SNJ, et le SNJ-CGT appellent toutes les rédactions à observer une minute de silence, et à un rassemblement citoyen silencieux à 18 heures, place de Jaude à Clermont-Ferrand.

 

Clermont-Ferrand, le 7 janvier 2015

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Pas de rapprochement de La Montagne, Midi Libre, Sud Ouest et La Dépêche du Midi en forçant la main aux journalistes !

Les sections  SNJ des titres Midi Libre, L’Indépendant, Centre Presse, La Dépêche du Midi, Sud Ouest et La Montagne-Centre France prennent acte de l’annonce faite ce jeudi 28 août 2014 de l’ouverture d’une négociation exclusive entre le groupe Sud Ouest d’une part, et les groupes La Dépêche du Midi et La Montagne Centre France d’autre part; processus visant à une prise de contrôle par La Dépêche du Midi du groupe des Journaux du Midi (et de ses 3 quotidiens Midi Libre, L’Indépendant, Centre Presse) aujourd’hui propriété du groupe Sud Ouest qui conserverait néanmoins une minorité de blocage.

Si cette négociation aboutissait (mais il convient de rester prudent car le groupe La Dépêche avait déjà annoncé son arrivée dans le Languedoc avant, finalement, d’abandonner, seul, Sud Ouest dans l’opération de rachat) elle ouvrirait un vaste mouvement de rapprochement dans la presse régionale, allant de Clermont-Ferrand à Perpignan, et de Montpellier à Bordeaux, en passant par Toulouse, Pau, Rodez, Nîmes, Bayonne et La Rochelle.

On  assisterait dès lors à une nouvelle aggravation significative de la concentration de la presse quotidienne régionale  en France. Un phénomène que le SNJ, première organisation syndicale dans la profession, n’a jamais cessé de dénoncer tant il est avéré qu’il s’accompagne à chaque fois d’une atteinte au pluralisme de l’information et à l’indépendance des équipes rédactionnelles, à une diminution des effectifs corollaire d’une aggravation des conditions de travail. Et donc, au final, à de nouvelles menaces sur la qualité de l’information due à nos lecteurs.

Or les salariés du Groupe Midi Libre ont déjà payé un très lourd tribut à la suite des paris hasardeux pris par leurs actionnaires  successifs au cours de ces dernières années. Ils ont de la sorte été condamnés à la double peine, consistant à éponger eux-mêmes les dettes accumulées à l’occasion de chaque nouveau tour de table.  Cette année, très médiocre en termes de résultats, s’est ainsi conclue, malgré cette situation, par le versement d’un nouveau dividende au Groupe Sud Ouest  !  Alors que dans le même temps chaque nouvelle saignée dans les effectifs aggrave les conditions de travail, comme en attestent des cas toujours plus graves  et nombreux de souffrances au travail.

A Sud Ouest, les erreurs des actionnaires ont produit les mêmes effets à l’encontre des salariés, dont les journalistes. Dans tous les cas nos titres sont privés des moyens d’investir face aux échéances nouvelles imposées par l’information numérique.

Les sections SNJ, fortement implantées dans chacun des titres des quatre groupes de presse concernés rappellent avec la plus grande fermeté que leurs équipes exerceront une vigilance maximum sur les projets sociaux et éditoriaux qui pourraient être annoncés si  se concrétisait la prise de contrôle.

La présence annoncée dans le tour de table de « partenaires locaux » apparaît ainsi des plus inquiétante.  Elles veilleront en particulier à défendre les effectifs,  l’indépendance et l’identité éditoriales de chaque titre et n’hésiteront pas pour cela à mener toutes les batailles  qui pourraient s’imposer -y compris sur le plan juridique- pour interdire notamment toute mutualisation rédactionnelle menée à marche forcée. De manière plus générale, le SNJ saura user de toute son énergie autant que de son expertise pour veiller au respect du droit, de  tous les droits des salariés !

Paris, le 28 août 2014

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Plan social Centre France 2016 : menaces sur les agences de La Montagne !

Fermeture du week-end et réduction des tâches d’assistance aux rédactions menacent des postes de travail dans les secrétariats des agences, que la direction prétend « sauver » en orientant leurs tâches à des fins commerciales.

D’un côté, la direction supprime le travail du week-end des secrétaires des agences et veut réduire leur implication auprès des rédactions. De l’autre, elle propose d’accroître leurs tâches commerciales et leur faire faire le travail de CFP. Autrement dit, menacer leurs postes, puis donner une solution pour les sauver… Inacceptable !

Travail du week-end. La suppression du travail le week-end pour les secrétaires d’agences était inscrite dans le PSE. Malgré toutes les remarques faites en faveur de son maintien,  tant par les élus que par les salariés concernés, la direction ne veut rien entendre. Après Issoire, d’autres agences sont visées. Pourtant, les secrétaires ne font pas seulement de l’accueil au guichet ou des réponses au téléphone. Elles travaillent la copie de  correspondants, gèrent des mails de plus en plus abondants et apportent une aide  précieuse aux rédactions.

Sur ce dernier point, la direction se répand en assurant que les secrétaires d’agence n’auraient jamais dû intervenir dans l’application des correspondants… Cela reviendrait à dire que secrétaires de rédaction et rédacteurs devraient gérer, entre autres,
toutes les rubriques d’infos pratiques que les secrétaires traitent de A à Z au quoti-
dien (Carnets, agendas culturels, cinémas, Sortir, Urgences, etc.). De quoi devoir étof
fer les effectifs des rédactions, et non les réduire comme le prévoit le PSE !

Développement commercial. Autre volonté de la direction, orienter le travail des se-
crétaires en leur faisant développer des tâches plus directement commerciales (vente de photos, d’archives, etc.). Argument : leur donner du travail, afin de sauvegarder leurs postes. Leur rôle d’assistance auprès des rédactions suffit pourtant largement à les occuper. A condition de ne pas le nier. Si la direction persiste dans cette direction, cela veut-il dire qu’elle a d’ores et déjà programmé des suppressions supplémentaires de postes dans les secrétariats ?

CFP. La fermeture des guichets de Centre France publicité est effective dans certaines
agences. A en croire la direction, les secrétaires « Montagne » devraient désormais
accueillir les clients de CFP, les réorienter en fonction de leur demande vers les ser
vices concernés, saisir ou scanner leurs annonces pour les transmettre, etc. Faut-il lui
rappeler que leurs contrats sont « Montagne » ? Qu’il n’est donc pas légal de les
faire travailler pour CFP, même pour des tâches supposées minimes ? Et encore
moins lorsque le chiffre d’affaire réalisé au guichet, comme c’est le cas à Moulins, avoi
sine 30.000 euros par mois… Tout cela justifie, comme le demandent les syndicats, de
négocier un avenant à leur contrat, assorti d’une rémunération à la commission.

Clermont-Ferrand, le jeudi 10 juillet 2014

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Nice Matin: rassemblement de solidarité le 27 juin

Un rassemblement de solidarité avec les salariés de Nice Matin aura lieu le vendredi 27 juin à 11 heures, à Nice. En redressement judiciaire depuis le 27 mai, le quotidien est en cessation de paiement. 150 emplois étaient déjà menacés. Aujourd’hui, ils le sont tous. Pour les sauver, une mobilisation aussi large que possible s’impose.logo-SNJ.jpg

Le groupe Nice Matin est l’emblème des maux dont souffre la presse quotidienne régionale. Livrés aux groupes financiers, ballottés de restructurations en cessions, soumis à d’excessives contraintes de rentabilité, les journaux régionaux sont trop souvent victimes de gestions opaques. Avec de dramatiques conséquences pour leurs salariés.

Un long piratage. Il n’y a pas si longtemps, Nice-Matin était l’un des fleurons de la PQR. Aujourd’hui, le groupe est en cessation de paiement. Pour l’intersyndicale du groupe, la gestion du groupe Hersant média (GHM), arrivé aux manettes il y a cinq ans, en est la cause. Dans l’appel à un rassemblement de solidarité lancé pour le vendredi 27 juin, à 11 heures, devant le siège de la SAPO Nice-Matin (214, boulevard du Mercantour), les syndicats dénoncent le dépeçage opéré « par Philippe Hersant, qui a décidé, avec l’aide des banques et des gouvernements français et suisse, de détruire en France le groupe de presse qu’il a reconstruit en Suisse ! ».

Début janvier, ils précisaient qu’il « manque au groupe 25 millions d’euros pour se relancer. Philippe Hersant se refuse à les financer, préférant faire payer à l’État, donc aux contribuables, le prix de ses propres manquements ». Depuis (en février), GHM a cédé le contrôle de Nice-Matin à GXP, un fonds d’investissement privé basé en Suisse. « Un nouveau holding, baptisé Nice Morning, serait créé, dont GHM conserverait 20 % des parts », précisait alors l’intersyndicale. Le holding devait apporter « un soutien financier de l’ordre de 20 millions d’euros », susceptible d’éviter un redressement judiciaire. Ce soutien s’accompagnait d’un plan social prévoyant la suppression de 150 emplois.

Dans le flou… Depuis, rien. Les 20 millions maintes fois promis se font toujours attendre. Le 27 mai dernier, doutant manifestement des capacités financières de GXP, le tribunal de commerce a préféré placer Nice-Matin en redressement judiciaire.

Le groupe peut poursuivre ses activités sous tutelle du tribunal, et ses dettes sont effacées. Mais l’intersyndicale de Nice-Matin souligne qu’il ne s’agit que d’un sauvetage temporaire. Des licenciements paraissent inéluctables. Et, alors que Philippe Hersant a préféré investir en Suisse l’argent nécessaire au soutien du groupe, leur coût sera supporté par des fonds publics.

 Clermont-Ferrand, le lundi 23 juin 2014

Lieu du rassemblement:

 

Plus d’informations à lire ici (lien externe vers SNJ Côte d’Azur Var Corse)

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PSE Centre France 2016: Un accord qui limite la casse a été signé vendredi soir

Un accord a été signé vendredi soir entre la direction et les syndicats de La Montagne. Il améliore les conditions de reclassement et de départ des salariés dont les postes sont supprimés. Et permet le remplacement d’un journaliste sur deux dans le plan de départ volontaire.

Crédit photo Guillaume Brialon licence Creative Commons
Crédit photo Guillaume Brialon licence Creative Commons

 

Pourquoi un accord ? Les négociations ont été longues et laborieuses. Nécessaires, aussi. Le choix était simple. Soit le plan social était appliqué unilatéralement par la direction avec les conditions minimalistes posées au départ, soit un accord les améliorant était conclu. Les syndicats ont privilégié cette seconde option, mais pas sans de sérieuses contreparties. L’accord de ce soir limite le nombre de postes supprimés, et ce dans toutes les catégories professionnelles. Il donne également de meilleures conditions financières aux partants.

Moins de licenciements. Le principal objectif était de limiter au maximum les licenciements dans les catégories touchées. Deux conditions s’imposaient :

1) ouvrir les départs volontaires à toutes les catégories professionnelles, afin de favoriser le reclassement des salariés dont les postes sont supprimés ;

2) accompagner ces départs de conditions plus avantageuses, tant financières qu’en possibilités de reconversion. L’accord y répond. Il garantit, en outre, l’application des mesures négociées pour tout licenciement économique individuel jusqu’au 31 décembre 2016.

Des journalistes remplacés. A l’origine, le plan de départs volontaires des journalistes prévoyait quatorze suppressions de postes. Au final, l’accord conclu prévoit un remplacement pour deux départs. Une limite de vingt départs volontaires a été fixée, plafonnant de fait à dix les suppressions de postes. Ce dispositif a été arraché au forceps dans la nuit de jeudi à vendredi, après des semaines de refus obstiné de la direction.

Le calendrier. Les candidats au départ (retraite ou projet personnel) pourront se déclarer à compter du 10 février. Ils auront un mois pour le faire dans toutes les catégories professionnelles. Les journalistes, eux, auront un délai de six mois pour se prononcer. Quant aux licenciements, ils pourront intervenir dès la fin de la procédure du validation de l’accord par la DIRECCTE (le 25 février au plus tard) ; ils s’étaleront sur douze mois, « en fonction des besoins d’exploitation » de l’entreprise.

L’Espace Info-Conseil. Dès lundi, les salariés concernés pourront s’adresser à l’Espace Information Conseil mis en place par le cabinet Altédia. Il leur fournira tous les renseignements concernant les mesures d’accompagnement et les aides au reclassement, en interne comme en externe. Il est aussi compétent pour soutenir les projets de reconversion.

La commission de suivi. Une commission de suivi sera mise en place dès la validation de l’accord. Elle sera composée paritairement de membres de la direction et de représentants du personnel. Elle se réunira au moins une fois par mois pour examiner les projets de départ présentés par chaque salarié et assurer le suivi du PSE.

Clermont-Ferrand, le vendredi 31 janvier 2014

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